Démarche RSE en immobilier : labels biodiversité et actions concrètes

Une démarche RSE dans le secteur de l’ immobilier se résume souvent à un seul chantier : la rénovation énergétique.
Pourtant, un autre enjeu gagne du terrain dans les stratégies des foncières, des promoteurs et des investisseurs : la biodiversité.
Labels, reporting, attentes des occupants… Le vivant devient un critère à part entière de l’immobilier durable.
Dans cet article, vous découvrirez les principaux labels biodiversité et ce qu’ils évaluent. Puis une action concrète, visible et appréciée : les ruches, installées sur votre site ou parrainées chez un apiculteur.
Sommaire
- Qu’est-ce qu’une démarche RSE dans l’immobilier ?
- Pourquoi la biodiversité devient incontournable dans l’immobilier
- Les labels et certifications biodiversité dans l’immobilier
- Les actions que l’on retrouve dans les projets labellisés
- Parrainage et installation de ruches : un atout pour votre démarche RSE
- FAQ : démarche RSE immobilier et biodiversité
Qu’est-ce qu’une démarche RSE dans l’immobilier ?
La RSE en immobilier consiste à intégrer les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance à chaque étape de la vie d’un bâtiment : conception, construction, exploitation.
Elle repose sur trois piliers :
• Environnement → énergie, carbone, matériaux, eau et biodiversité.
• Social → confort et santé des occupants, accès au logement, lien avec le quartier.
• Gouvernance → transparence, dialogue avec les parties prenantes et reporting extra-financier.
Dans les faits, une stratégie RSE en immobilier se concentre d’abord sur l’énergie et le carbone. Le décret tertiaire impose une baisse des consommations des bâtiments de bureaux. La RE2020 encadre la construction neuve bas carbone.
La biodiversité, elle, est le pilier qui monte dans la RSE immobilière. Et elle offre des leviers très concrets, souvent peu coûteux.
Pour découvrir des engagements déjà mis en place par des entreprises, consultez nos exemples d’actions RSE en faveur de la biodiversité.

Pourquoi la biodiversité devient incontournable dans l’immobilier
La loi Climat et Résilience de 2021 a fixé un cap : atteindre le zéro artificialisation nette (ZAN) des sols en 2050. Elle prévoyait une étape intermédiaire, diviser par deux la consommation d’espaces naturels d’ici 2031. Ce jalon fait l’objet d’assouplissements débattus au Parlement, mais l’objectif 2050 demeure. Pour les promoteurs, cela signifie construire davantage sur l’existant, et faire plus de place à la nature sur chaque parcelle. La biodiversité s’impose ainsi dans toute démarche RSE immobilier crédible.
Côté reporting, la norme ESRS E4 de la CSRD structure les informations à publier sur la biodiversité et les écosystèmes. Depuis la directive européenne Omnibus de 2026, seules les grandes entreprises soumises à la CSRD (plus de 1 000 salariés et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires) y sont tenues. Les autres restent sollicitées : investisseurs et grands donneurs d’ordre continuent de demander des données.
Les investisseurs n’ont d’ailleurs pas attendu. Dès 2022, 74 % des investisseurs institutionnels suivaient un indicateur biodiversité, comme le coefficient de biotope par surface (CBS) ou un audit écologique, selon l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID) [1]. La nature en ville améliore aussi le cadre de vie des occupants et l’attractivité des actifs. Un argument de poids pour tout gestionnaire de patrimoine engagé dans l’immobilier responsable.
Les labels et certifications biodiversité dans l’immobilier
Plusieurs référentiels permettent d’évaluer et de valoriser la place du vivant dans une démarche RSE immobilier. Certains sont entièrement dédiés à la biodiversité. D’autres l’intègrent parmi de nombreux critères environnementaux.
| Label | Porteur | Type | Projets concernés | Ce qui est évalué | Obligatoire ? |
|---|---|---|---|---|---|
| BiodiverCity | CIBI (Conseil International Biodiversité & Immobilier) | Label dédié à la biodiversité | Construction, Life (bâtiments en exploitation), Ready (quartiers) | 4 axes : engagement, projet, potentiel écologique, aménités pour les usagers | Non |
| Effinature | IRICE (accrédité Cofrac) | Certification dédiée à la biodiversité | Construction neuve, rénovation, aménagement | Performance biodiversité du projet, de la conception à l'exploitation | Non |
| BREEAM | BRE (Royaume-Uni) | Certification environnementale globale | Neuf, rénovation, exploitation | Catégorie « Land Use & Ecology » parmi d'autres | Non |
| HQE | Alliance HQE-GBC | Certification environnementale globale | Neuf, rénovation, exploitation | La biodiversité est un critère parmi d'autres | Non |
| LEED | USGBC (États-Unis) | Certification environnementale globale | Neuf, exploitation | La biodiversité est un critère parmi d'autres | Non |
| EcoJardin | Plante & Cité | Label de gestion écologique | Espaces verts en gestion | Pratiques d'entretien écologiques | Non |
Bon à savoir : tous ces labels sont volontaires. Aucun n’est imposé par la loi.
BiodiverCity est le label de référence dédié à la biodiversité urbaine. Chaque axe est noté de A à E. Pour l’obtenir, il faut au moins un A, et aucune note D ou E [2]. Un écologue intervient dès l’amont du projet. Depuis sa création, près de 700 projets ont été labellisés ou enregistrés [3].
Le label se veut complémentaire des certifications globales comme BREEAM, HQE ou LEED. Celles-ci abordent la biodiversité, sans l’évaluer en profondeur. Beaucoup de projets combinent donc les deux.
Effinature suit une logique proche, avec une particularité : la certification est délivrée par un organisme accrédité par le Cofrac, distinct de celui qui conseille le projet [4].
À noter : le CIBI révise actuellement BiodiverCity. Parmi les nouveautés annoncées, chaque dossier fera l’objet d’une pré-évaluation [3]. Avant de lancer un projet, vérifiez la version du référentiel en vigueur sur le site du CIBI.
Les actions que l’on retrouve dans les projets labellisés
Quel que soit le label visé, les projets d’immobilier durable partagent souvent les mêmes familles d’aménagements :
• Aménagements paysagers diversifiés, avec plusieurs strates végétales et des plantes locales.
• Gîtes et abris pour la faune : nichoirs, gîtes à chauves-souris, hôtels à insectes.
• Écopâturage, avec moutons ou chèvres pour entretenir les espaces verts.
• Vergers et potagers partagés, ouverts aux occupants.
• Coulées vertes et voies douces qui relient le site aux espaces naturels voisins.
• Gestion différenciée des espaces verts et zéro pesticide.
Et les abeilles ? Elles sont rarement mises en avant, alors qu’elles offrent une action concrète, visible et appréciée des occupants.
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Parrainage et installation de ruches : un atout pour votre démarche RSE
Pourquoi l’abeille et l’apiculture comptent
Plus de 75 % des principaux types de cultures alimentaires mondiales dépendent, au moins en partie, de la pollinisation animale, selon l’IPBES [5].
En France, l’apiculture attire : le nombre d’apiculteurs déclarés a presque doublé en dix ans, passant de 37 197 en 2014 à 68 571 en 2024 (FranceAgriMer) [6].
La production reste pourtant très irrégulière. En 2024, elle est tombée à 21 585 tonnes, soit -28 % par rapport à 2023 [7]. Soutenir un apiculteur, c’est soutenir une filière fragile.
Sur votre site ou chez l’apiculteur
Deux formules s’offrent à vous.
• L’installation de ruches sur un toit-terrasse, dans un parc ou un espace vert. Avant toute pose, nous réalisons une étude préalable des ressources florales et de la densité de ruches aux alentours. La LPO rappelle qu’un excès de ruches peut concurrencer les pollinisateurs sauvages [8]. L’apiculteur assure ensuite 15 passages par an.
• Le parrainage de ruches chez un apiculteur, parfois en bordure de parcelles agricoles. C’est la bonne solution quand le site ne s’y prête pas, par exemple en centre-ville dense.
Découvrez le détail de nos formules :
Installation de ruches ou Parrainage de ruches

Du miel et des produits de la ruche pour vos parties prenantes
Chaque ruche produit en moyenne 15 kg de miel, soit 60 pots de 250 g. Le miel peut aussi être livré en seaux. Les étiquettes sont personnalisées à votre nom.
La gamme ne s’arrête pas là : différentes variétés de miel selon les ruchers et les saisons, mais aussi du pain d’épices et des bonbons au miel.
Six idées pour les utiliser dans l’immobilier :
1. Remise des clés : un coffret offert aux acquéreurs d’un programme neuf.
2. Locataires de bureaux : des pots offerts pour les fêtes de fin d’année ou lors d’un événement dans l’immeuble.
3. Cadeaux d’affaires : pour les investisseurs, partenaires, architectes et collectivités.
4. Événements de chantier : pose de la première pierre, inauguration, visite de chantier.
5. Pack de bienvenue : pour les nouveaux locataires d’un immeuble ou les résidents d’une résidence gérée, accompagné d’un mot sur votre démarche biodiversité.
6. Salons professionnels : sur votre stand, lors des grands rendez-vous de l’immobilier, pour marquer les esprits et illustrer votre démarche RSE immobilier.
Sans oublier vos collaborateurs : cadeaux de fin d’année, séminaires, journées d’équipe
Visites de ruches et ateliers
Rien ne vaut une ouverture de ruche pour comprendre la vie d’une colonie. Les visites se déroulent sur votre site ou au rucher de l’apiculteur.
Des ateliers dégustation et découverte du monde de l’abeille complètent l’expérience. Ils s’adressent à vos collaborateurs, aux occupants de vos bâtiments ou à vos clients.
Ce sont des moments fédérateurs, qui donnent du sens à votre démarche RSE dans l’immobilier.

Un environnement mellifère autour de la ruche
Ce que la ruche apporte à un projet labellisé
La ruche peut enrichir le volet usagers d’une démarche biodiversité.
C’est l’esprit de l’axe « aménités » de BiodiverCity, qui valorise les services rendus aux occupants.
La ruche n’y est toutefois pas un critère nommé : validez son intégration avec votre assesseur.
En exploitation, elle fait vivre la démarche RSE immobilière dans la durée, grâce aux visites régulières et aux ateliers.
Elle fournit aussi des éléments pour le suivi et le reporting : photos, vidéos, newsletters, analyses de pollen.
Soyons clairs : la ruche n’améliore pas le score écologique d’un bâtiment. Elle complète les aménagements pour la faune sauvage, sans les remplacer.
Vous êtes certifié ou en cours de certification ISO 14001 ? Voyez comment articuler cette norme avec vos actions biodiversité
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FAQ : démarche RSE immobilier et biodiversité
Qu'est-ce qu'une démarche RSE dans l'immobilier ?
C’est l’intégration des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans la conception, la construction et la gestion des bâtiments. Énergie, carbone, confort des occupants et biodiversité en font partie.
Quels sont les labels biodiversité dans l'immobilier ?
Le label BiodiverCity est-il obligatoire ?
Faut-il installer des ruches pour obtenir un label biodiversité ?
Les ruches réduisent-elles l'empreinte carbone d'un bâtiment ?
Sources :
[1] OID – Baromètre de l’Immobilier Responsable 2022 [2] Bouygues Immobilier – Label BiodiverCity : les 4 axes [3] Cahiers Techniques du Bâtiment – Renaturation : le label BiodiverCity en cours de refonte (mars 2026) [4] Effinature – Certification biodiversité (IRICE, accréditation Cofrac n°5-0655) [5] IPBES – Rapport d’évaluation sur les pollinisateurs (Ministère de la Transition écologique) [6] InterApi / ADA France – Estimation de la production de miel 2025 (nov. 2025) [7] FranceAgriMer – Observatoire 2025 de la production de miel et de gelée royale (données 2024) [8] LPO – Toitures végétalisées : les éléments externes favorisant la biodiversité [9] CIBI – Les labels BiodiverCity (lien d’autorité) [10] Portail RSE (beta.gouv.fr) – Seuils CSRD et directive Omnibus [11] IRICE – CSRD ESRS E4 biodiversité