RSE et biodiversité : 10 exemples d’actions pour votre entreprise

Dans une démarche RSE, la biodiversité reste souvent reléguée au second plan.
Le bilan carbone, l’énergie et les déchets passent en premier, alors que toutes les entreprises dépendent de la nature, directement ou à travers leurs fournisseurs.
Vous cherchez un exemple d’action RSE en faveur de la biodiversité, concret et simple à mettre en place ?
Dans cet article, vous allez découvrir une action qui coche tous les piliers de la RSE : les ruches. Vous trouverez ensuite 9 autres idées pour compléter votre démarche biodiversité.
C’est parti !
Sommaire
- Pourquoi intégrer la biodiversité dans sa démarche RSE ?
- Construire sa démarche biodiversité en 4 étapes
- Exemple d’action : les ruches, qui coche tous les piliers de la RSE
- 9 autres exemples d’actions biodiversité en entreprise
- Les erreurs à éviter pour une démarche biodiversité crédible
- FAQ : RSE et biodiversité
Pourquoi intégrer la biodiversité dans sa démarche RSE ?
La biodiversité, c’est la diversité du vivant à trois niveaux : la diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes.
Pour une entreprise, ce n’est pas un sujet abstrait.
La nature rend des services bien concrets à l’économie. On les appelle les services écosystémiques : fourniture de matières premières (bois, fibres, eau), régulation du climat, fertilité des sols… et pollinisation.
Quelques chiffres pour mesurer l’enjeu.
Selon le rapport de l’IPBES publié en 2016, 75 % des cultures alimentaires mondiales et près de 90 % des plantes sauvages à fleurs dépendent, au moins en partie, de la pollinisation par les animaux [1]. Cela représente 35 % du volume de la production agricole mondiale [2].
Agroalimentaire, restauration, cosmétique, textile : de nombreux secteurs sont concernés, souvent via leur chaîne d’approvisionnement.
Bonne nouvelle : la biodiversité ne se limite pas au pilier environnemental de la RSE. Une action bien choisie peut aussi toucher les piliers social, économique et la gouvernance.
L’exemple des ruches, un peu plus bas, le montre bien.
Si votre entreprise suit une démarche de management environnemental, ce sujet rejoint aussi la norme ISO 14001 et ses exigences en matière de biodiversité.

Construire sa démarche en
biodiversité en 4 étapes
Avant d’agir, mieux vaut savoir où l’on va. Une démarche biodiversité solide suit généralement quatre étapes.
1. Évaluer ses impacts et ses dépendances.
Quelles activités pèsent sur la nature ? Lesquelles en dépendent ? Pour les PME, le Diag Biodiversité, lancé en 2025 par Bpifrance avec l’Office français de la biodiversité (OFB), propose un accompagnement par un expert sur 3 à 6 mois [3].
2. Fixer des objectifs mesurables.
« Agir pour la biodiversité » ne suffit pas. Un objectif du type « sensibiliser la moitié des salariés d’ici deux ans » est bien plus parlant.
3. Passer à l’action.
Choisissez des actions cohérentes avec votre activité, votre site et votre territoire.
4. Sensibiliser, mesurer et communiquer.
Impliquez vos équipes, suivez vos indicateurs et partagez vos résultats.
Exemple d’action : les ruches, une action qui coche les piliers de la RSE
Parmi les exemples d’actions RSE en faveur de la biodiversité, les ruches ont un avantage rare : elles agissent à la fois sur l’environnement, le social, l’économie et la gouvernance.
Sur votre site ou chez l’apiculteur : deux formules
Deux formules existent, selon votre configuration.
• L’installation de ruches en entreprise : les ruches sont posées sur votre site. Une étude préalable vérifie les ressources florales disponibles et la densité de ruches déjà présentes aux alentours. L’apiculteur passe ensuite environ 15 fois par an.
• Le parrainage de ruches : les ruches restent chez un apiculteur partenaire, parfois en bordure de parcelles agricoles. Il n’est donc pas nécessaire pour l’entreprise d’avoir un espace vert.
Pour en savoir plus : découvrir l’offre d’installation de ruches ou parrainage de ruches.

Pilier environnemental : pollinisation et biodiversité
Les abeilles participent à la pollinisation des cultures agricoles, des vergers et des jardins autour du rucher.
Un point important : les abeilles domestiques ne remplacent pas les pollinisateurs sauvages. L’IPBES rappelle que leur grande diversité reste essentielle, même là où les abeilles domestiques sont nombreuses [1]. D’où l’intérêt d’ajouter des options comme la plantation de haies mellifères ou le semis de prairies fleuries, qui profitent à tous les pollinisateurs.
Autre atout : les analyses de miel ou de pollen servent de bio-indicateur. Elles renseignent sur les plantes butinées et sur la qualité de l’environnement des ruches.

Pilier économique : soutenir l’apiculture et acheter responsable
Parrainer ou installer des ruches, c’est assurer un revenu stable à un apiculteur local.
Et la filière apicole en a besoin.
Selon l’Observatoire de FranceAgriMer, la production française de miel est tombée à 21 585 tonnes en 2024, soit 28 % de moins qu’en 2023, après un printemps pluvieux, froid et venteux [4].
Côté entreprise, la récolte revient sous forme de miel : 15 kg par ruche, soit 60 pots de 250 g, ou en seaux. Un volume proche du rendement moyen national, estimé à 15,2 kg par ruche en 2024 [4].
De quoi préparer des cadeaux d’affaires à l’étiquette de votre entreprise, ou garnir le buffet du petit-déjeuner.
C’est un achat local, traçable et en circuit court.
Un vrai exemple d’achats responsables 😉
Pilier social : sensibiliser et fédérer les salariés
Les ruches sont un formidable outil de sensibilisation des salariés. Deux types d’ateliers sont possibles :
• Les ateliers aux ruches : visite du rucher et ouverture d’une ruche, en tenue d’apiculteur.
• Les ateliers en entreprise : dégustation de miels et découverte du monde de l’abeille.
Les échanges vont bien au-delà de l’abeille : le lien entre pollinisation et alimentation, le piégeage sélectif du frelon asiatique, les gestes simples pour aider les pollinisateurs…
Et bien souvent, les salariés en parlent à la maison. La sensibilisation se transmet alors en famille, bien au-delà des murs de l’entreprise.
Gouvernance : mesurer et rendre compte
Une action RSE doit pouvoir se mesurer.
Avec les ruches, les indicateurs sont simples : nombre de ruches, kilos de miel récoltés, nombre de salariés sensibilisés.
Photos, vidéos et newsletters de l’apiculteur servent de preuves tout au long de l’année.
Autant d’éléments utiles pour votre rapport RSE, une démarche ISO 14001 ou le label Clef Verte.
Un fichier pdf complet pour savoir quels critères cocher grâce aux ruches !

9 autres exemples d’actions biodiversité en entreprise
Pour diversifier votre démarche biodiversité, voici 9 autres idées d’actions, complémentaires.
1. Une demi-journée dans une ferme en permaculture. Buttes de culture, associations de plantes, sol toujours couvert : les salariés mettent les mains dans la terre et découvrent une agriculture qui travaille avec la nature. Un team building qui change !😉
2. Une visite chez un viticulteur-apiculteur. Rangs de vigne enherbés, haies en bordure de parcelle, ruches aux abords des parcelless : un bel exemple de domaine où production agricole et biodiversité avancent ensemble. Et la visite peut se terminer par une dégustation… de vin et de miel.
3. Un poulailler d’entreprise. Les poules valorisent une partie des restes de la cantine, fournissent des œufs aux salariés et animent le site. Seule condition : prévoir un référent ou un prestataire pour leur bien-être, week-ends et vacances compris.
4. L’éco-pâturage. Quelques moutons ou chèvres remplacent la tondeuse sur les espaces verts. Moins de bruit, moins de carburant, et une végétation plus variée.
5. Une mare d’entreprise. Même petite, elle attire libellules, grenouilles et tritons. Elle sert aussi d’abreuvoir aux abeilles et aux oiseaux.
6. Un verger de variétés anciennes. Pommiers, poiriers ou cerisiers locaux fleurissent au printemps pour les pollinisateurs. Les salariés récoltent ensuite les fruits à l’automne.
7. Un inventaire participatif des pollinisateurs. Avec le Spipoll, programme de sciences participatives du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’Opie, les salariés photographient les insectes qui butinent sur le site et alimentent la recherche.
8. Un chantier nature chez un agriculteur partenaire ou à l’entreprise. Une journée pour planter une haie mellifère ou semer une prairie fleurie en bordure de parcelle. Une option qui se combine très bien avec le parrainage de ruches.
9. Un défi « jardin mellifère » entre salariés. Chaque volontaire reçoit un sachet de graines de fleurs mellifères à semer chez lui, sur son balcon ou dans son jardin. Photos à l’appui, la biodiversité s’invite à la maison.
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Les erreurs à éviter pour une démarche biodiversité crédible
Une démarche biodiversité n’a de valeur que si elle est crédible. Voici les erreurs à éviter pour ne pas tomber dans le greenwashing :
• Multiplier les actions symboliques sans diagnostic. Sans état des lieux, impossible de savoir si vos actions répondent à vos vrais enjeux.
• Promettre un bénéfice carbone. Les ruches ne réduisent pas votre empreinte carbone. Leur intérêt est ailleurs.
• Installer trop de ruches dans une zone saturée. Les abeilles domestiques entrent alors en concurrence avec les pollinisateurs sauvages. C’est tout l’intérêt de l’étude préalable.
• Communiquer plus que l’on agit. La règle est simple : agir d’abord, communiquer ensuite, et toujours avec des preuves.
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Nous mettons en place du parrainage et de l’installation de ruches partout en France.
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FAQ : RSE et Biodiversité
Quels sont les 3 piliers de la biodiversité ?
Les 3 piliers de la biodiversité sont : la diversité génétique, la diversité des espèces et la diversité des écosystèmes.
Quels sont les 4 grands piliers de la RSE ?
On cite généralement le pilier environnemental, le pilier social, le pilier économique et la gouvernance.
Une entreprise sans espace vert peut-elle agir pour la biodiversité ?
Oui. Elle peut parrainer des ruches chez un apiculteur, intégrer des critères biodiversité dans ses achats ou sensibiliser ses salariés.
Installer des ruches réduit-il l’empreinte carbone ?
Non. L’intérêt des ruches tient à la pollinisation, au soutien à l’apiculture, à la sensibilisation des salariés et aux achats responsables.
Sources :
[1] IPBES (2016), Résumé à l’intention des décideurs du rapport d’évaluation sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire (version française, ministère de la Transition écologique) : https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/publications/rapport_evaluation_pollinisateurs-IPBES.pdf
[2] Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB), « Pollinisation, pollinisateurs et production alimentaire » : synthèse du rapport IPBES 4 : https://www.fondationbiodiversite.fr/actualite/ipbes-4-pollinisation-pollinisateurs-et-production-alimentaire-un-etat-des-connaissances-pour-laction-publique-et-privee/
[3] Bpifrance, communiqué du 8 avril 2025 : lancement du Diag Biodiversité avec l’Office français de la biodiversité : https://presse.bpifrance.fr/bpifrance-avec-lappui-de-loffice-francais-de-la-biodiversite-lance-le-diag-biodiversite
[4] FranceAgriMer, Observatoire de la production de miel, de gelée royale et des autres produits de la ruche (édition 2025, données 2024) :
https://www.franceagrimer.fr/sites/default/files/2025-07/SYN-API_Observatoire_Miel_et_Gel%C3%A9eRoyale_2024%20.docx.pdf
